Qu’est-ce que la plasticité cérébrale ?

Connaissez-vous la plasticité cérébrale ? C’est la capacité du cerveau à créer, supprimer et transformer des connexions. C’est durant la petite enfance, pendant qu’il est en plein développement, que le cerveau se transforme le plus facilement. Chaque fois que votre enfant apprend quelque chose par exemple, des connexions se forment dans son cerveau. Il se modifie ainsi grâce aux apprentissages et aux changements que vit l’enfant. La plasticité cérébrale permet aussi à l’enfant de récupérer après une lésion au cerveau. Cela signifie que son cerveau va déployer beaucoup d’efforts pour récupérer, mais selon la gravité de la situation, il peut aussi arriver qu’il y ait des effets sur le plan physique, cognitif, social ou comportemental. Au fur et à mesure qu’il grandit, des connexions se créent, d’autres se solidifient et d’autres encore, qui ne sont pas utilisées, sont éliminées.

Le cerveau face au stress

Tout le monde sait qu’un stress prolongé est toujours mauvais, surtout s’il est fréquent et intense. Dans ce cas, on parle plutôt de stress chronique ou toxique. Ce type de stress n’est pas bon pour un jeune cerveau en développement. En effet, l’enfant pourrait être plus à risque d’être sujet à des problèmes de santé mentale plus tard.

Toutefois, le stress normal du quotidien est utile pour votre enfant. Quand votre enfant vit un évènement stressant, comme une première journée à la garderie ou un rendez-vous médical par exemple, son cerveau demande à son corps de produire du cortisol, qui est une hormone du stress. Cette hormone aide votre enfant à s’adapter à la situation et à mieux la gérer.

Le syndrome du bébé secoué

Secouer un bébé est un geste très dangereux. Le syndrome du bébé secoué survient lorsqu’une personne secoue très fort un bébé. La tête du bébé se balance dans tous les sens, ce qui fait bouger son cerveau à l’intérieur du crâne. Comme le cerveau est mou et fragile, il peut saigner et enfler.

Lorsque vous sentez que vous allez perdre le contrôle parce que les pleurs de votre bébé commencent à vous frustrer, déposez-le doucement dans son lit et éloignez-vous. Si possible, demandez à une autre personne de vous remplacer.

 L’influence de l’environnement sur le cerveau

Durant les six premières années de sa vie, l’enfant possède un mécanisme cérébral tout à fait surprenant. En effet, son cerveau a la capacité d’incarner l’environnement sans effort, en réalisant pour chaque expérience vécue, un nombre impressionnant de connexions neuronales. Cependant, le cerveau ne conserve que les connexions les plus fréquemment sollicitées. Ce sont les expériences quotidiennes de l’enfant qui structurent directement son cerveau.

Quels sont les comportements qui sont en cohérence avec les comportements et les attitudes que vous voulez voir fleurir chez votre enfant ? En tant que bon parent, vous avez l’obligation de faire attention à vos propres gestes, et votre attitude. En fait, accompagner un enfant exige une présence à soi, et une observation consciente de notre comportement et nos habitudes. L’enfant observe et reproduit ce qu’il voit. Par conséquent, si vous  désirez voir votre enfant s’exprimer joliment et avec aisance, par exemple, vous n’avez pas le choix : la première des choses à faire est de montrer le bon exemple.

Facile à dire, mais c’est dans l’application de cette règle fondamentale de l’éducation que certains parents pourraient avoir du mal à exécuter. Dites-vous tout simplement que votre enfant possède un mécanisme cérébral puissamment absorbant, qui se structure à partir de tout ce qu’il perçoit. En réalité, c’est la responsabilité des parents que de montrer ce qu’il faut faire et comment se comporter. En effet, l’enfant passe la plupart de son temps avec ses parents, cet effort n’est donc pas une option.

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